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Débuter la chasse sous-marine au Maroc : par où commencer

Le papier, le matériel, les règles, la sécurité et les premiers poissons. Ce qu’il faut savoir avant la première sortie, dans l’ordre où on en a besoin, et sans se mettre en danger.

15 septembre 2026 · 4 min de lecture

On ne débute pas la chasse sous-marine en achetant une arbalète. On débute en apprenant à être à l’aise dans l’eau avec un masque, des palmes et une bouée, puis en comprenant ce que la loi permet, et enfin en tirant sur un poisson que l’on sait reconnaître. Dans cet ordre. Voici les cinq étapes, avec les pages du site qui détaillent chacune.

1. Le papier avant l’eau

Au Maroc, la chasse sous-marine se pratique sous autorisation spéciale, délivrée par la délégation des pêches maritimes du port où vous chassez. Le dossier comprend une demande, une pièce d’identité, des photos, une redevance, un certificat médical et une assurance. La démarche est expliquée pas à pas dans notre guide de l’autorisation.

Ne remettez pas ça à plus tard : un contrôle sans papier coûte plus cher que le papier.

2. Le matériel de départ

Il faut moins de choses qu’on ne croit, et il faut les bonnes :

  • un masque à petit volume et un tuba simple ;
  • des palmes longues, en plastique pour commencer ;
  • une combinaison deux pièces : 5 mm l’hiver sur l’Atlantique, 3 mm l’été en Méditerranée ;
  • une ceinture de plomb à boucle rapide, lestée pour flotter en surface et couler à cinq mètres, pas avant ;
  • une bouée pavillonnée reliée à vous : la première chose à emporter, et la seule qui vous rend visible d’un bateau ;
  • un couteau ;
  • une arbalète courte, 75 à 90 cm, à un sandow. Elle suffit pour tout ce qu’un débutant doit tirer.

Chaque pièce a sa fiche dans le guide du matériel : à quoi elle sert, comment la choisir, la régler, l’entretenir, et les erreurs qui coûtent cher.

3. Les règles à connaître avant la première sortie

  • en apnée seulement, jamais avec une bouteille ;
  • de jour, du lever au coucher du soleil ;
  • pour votre table, jamais pour la vente ;
  • une taille minimale par espèce, et des espèces fermées ou interdites. Le poulpe a ses repos biologiques, fixés chaque année sur avis de l’INRH. Le mérou brun demande plus de prudence encore : il est classé vulnérable, il ne figure pas au tableau marocain des tailles, et son statut exact ne nous est pas connu — raison de plus pour le laisser passer ;
  • des zones où l’on ne chasse pas : ports et chenaux, plages surveillées, zones militaires, fermes aquacoles, aires protégées.

Le détail, avec les textes et ce qui reste à vérifier, est sur la page Réglementation. Les tailles sont dans le tableau des tailles légales.

4. La sécurité, qui ne se négocie pas

  • jamais seul : un binôme en surface, un plongeur en bas, à tour de rôle ;
  • jamais d’hyperventilation avant une descente ;
  • des apnées courtes et des récupérations longues : le poisson ne vaut pas une minute de plus ;
  • la bouée toujours reliée, l’arbalète toujours pointée vers le fond hors de l’eau ;
  • le courant : regardez le chiffre sur la page du lieu avant d’entrer. Au-delà de 0,8 m/s, la dérive devient sérieuse.

5. Les premiers poissons

Commencez par ce qui se laisse approcher et se reconnaît sans hésiter : le sar commun, le mulet, la daurade royale. Apprenez à les identifier, à estimer leur taille dans l’eau, où le masque grossit tout, et à ne tirer que ce qui dépasse largement la taille légale.

Chaque fiche espèce donne l’identification, la taille légale, l’habitat, la saison de reproduction et la technique d’approche. Lisez-les avant, pas après.

6. Choisir le jour

La mer décide. Ouvrez la vue d’ensemble des conditions : les 51 lieux du pays y sont notés toutes les 30 minutes, et le meilleur du jour saute aux yeux. Pour un débutant, un jour « Excellent » sur un lieu ordinaire vaut mieux qu’un jour « Moyen » sur un lieu réputé. La carte montre la même chose autrement.

Ce qui vient après

Un club. C’est là que l’on trouve un binôme, que l’on apprend la technique sans se blesser, et que l’on entend parler des fermetures avant qu’elles ne soient affichées. L’annuaire des associations se construit ; si la vôtre existe, inscrivez-la.

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