Sparidés
Pagrus pagrus
Rose argenté, solide, entre roche et sable. Moins farouche qu’une daurade, plus profond qu’un sar.
La taille légale est fixée par l’arrêté n° 1154-88 modifié — en dessous, il est interdit de pêcher, transporter, acheter ou vendre l’espèce. Voir le tableau complet.
Ce que la taille légale ne dit pas
La taille légale vient de l’arrêté de 1988, écrit pour la pêche commerciale. Les tailles de maturité viennent d’études scientifiques, chacune menée dans une zone précise : elles indiquent un ordre de grandeur, pas une règle.
Un sparidé haut et robuste qui paraît rose à rouge argenté dans l’eau, avec un front arrondi, une petite bouche et de petits points bleu pâle dispersés sur le haut du flanc, visibles par bonne lumière. La queue est fourchue, avec les pointes des lobes blanches. Pas de tache sur l’opercule, pas de barre dorée sur le front.
De loin, c’est un poisson pâle et haut de dos qui se tient un ou deux mètres au-dessus du fond et avance par glissades lentes et posées, en basculant vers le bas pour se nourrir. Les gros sont d’un rose plus uniforme ; les jeunes sont plus pâles avec de vagues barres.
La couleur est le repère dans la plupart des eaux : aucun autre sparidé de cette côte n’est aussi rose.
Les fonds mixtes : champs de pierres, roche qui se défait en sable, la frange sableuse au pied d’une paroi, les pentes de gravier et de cailloutis. Il se nourrit de crustacés, de mollusques et de petits poissons, surtout sur le fond ou juste au-dessus.
Le terrain qui produit, c’est la transition, là où la roche cède au sable et où un poisson peut chasser la bordure des deux. Il est rarement dans la zone de ressac et rarement au cœur d’un récif.
Les adultes sont en général au-delà de 15 m ; les juvéniles utilisent l’herbier et le sable moins profonds.
Les deux façades, et très commun sur l’Atlantique centre et sud, où le fond mixte de pierres et de sable qu’il aime court sur des centaines de kilomètres.
Aucune étude marocaine n’a publié sa maturité ni sa reproduction. Les chiffres de cette fiche viennent des Canaries, le même stock atlantique, et de Méditerranée.
Le printemps et le début de l’été : de mars à juin aux Canaries, un peu plus tard en Méditerranée.
Comme l’espèce devient mâle tard et grand, le stock reproducteur dépend de deux classes de taille à la fois : les femelles moyennes et les quelques gros mâles. Retirez les gros poissons d’un fond et les mâles partent avec eux.
Il est souvent en petits groupes lâches, espacés sur le fond, qui se tiennent en pleine eau au-dessus du sable et redescendent lentement. Sa curiosité est mesurée : il tourne large, garde ses distances et ne se rapproche que d’un plongeur resté immobile.
Il est moins nerveux que la daurade et moins hardi que le sar. La patience marche mieux sur lui que le mouvement : le poisson qui a tourné deux fois à la limite de visibilité entre au troisième passage si rien n’a changé.
Les gros sont plus solitaires et gardent plus de distance.
Les espèces qu’on prend pour celle-ci, et ce qui les distingue.
Sar commun
Diplodus sargus
Sargue
Diplodus vulgaris
Sar tambour
Diplodus cervinus
Loup (bar)
Dicentrarchus labrax
Sauf la taille légale, qui vient de l’arrêté cité en réglementation, cette fiche décrit la biologie générale de l’espèce et la pratique courante — pas des relevés effectués sur la côte marocaine. Les périodes de reproduction varient d’une façade à l’autre. Si vous connaissez mieux, corrigez-nous.
Biologie FishBase — Pagrus pagrus · IUCN Red List — Pagrus pagrus · DORIS (FFESSM) — pagre commun · Pajuelo & Lorenzo 1996, Fisheries Research — life history of P. pagrus off the Canary Islands · relu le 14 septembre 2026