Sphyrénidés
Sphyraena viridensis
Long, argenté, denté et curieux. Un banc suspendu dans le bleu est l’un des spectacles de l’été méditerranéen.
Cette espèce ne figure pas au tableau des tailles marchandes marocain. Cela ne signifie pas qu’elle est libre : cela signifie que nous n’avons pas trouvé de texte la concernant. Nos lacunes.
Un poisson très long et fin, argenté, à la tête pointue, à la mâchoire inférieure proéminente, aux grandes dents visibles en crocs, et à deux dorsales courtes et très écartées. Le dos est gris-vert sombre avec une série de barres sombres qui descendent sous la ligne latérale sur la moitié avant du corps. La queue est fourchue et le poisson entier est bâti comme une lance.
De loin, c’est un banc de barres argentées suspendu sans bouger entre deux eaux, toutes tournées dans le même sens, qui pivotent ensemble. De près, le flanc barré, les dents et l’intérieur jaunâtre de la bouche sont les repères.
Le petit barracuda européen a des écailles sur la joue et des barres qui s’arrêtent à la ligne latérale ; celui-ci a la joue nue et des barres qui la franchissent.
La colonne d’eau au-dessus de la roche : pointes, parois, secs, l’extérieur d’un récif et l’eau libre à proximité. Il se tient en banc entre deux eaux le jour, souvent au-dessus d’une roche précise où il revient, et se disperse pour chasser au crépuscule.
C’est un poisson d’eau claire et chaude, et sur la façade méditerranéenne c’est un poisson d’été, qui arrive avec la chaleur et part avec le froid.
Les juvéniles et les petits adultes forment les grands bancs ; les gros sont seuls ou en petits groupes, plus profond.
La côte méditerranéenne en été et en automne, sur chaque pointe rocheuse de Saïdia à Tanger ; l’Atlantique nord jusqu’à Agadir en plus petit nombre, davantage les années chaudes.
L’espèce n’a été séparée du barracuda européen que dans les années 1990, si bien que les anciennes mentions marocaines ne les distinguent pas. Le chiffre de maturité vient des Açores, l’étude atlantique la plus proche.
L’été, de mai à août environ, au large en pleine eau. Les bancs qui se rassemblent sur les pointes au début de l’été sont des rassemblements d’avant-ponte.
La croissance est rapide les premières années ; un poisson d’un mètre est vieux.
Curieux et sans hâte. Un banc tient entre deux eaux et laisse un plongeur approcher, en observant ; il s’éloigne lentement et se reforme à côté plutôt que de détaler. Les gros solitaires sont plus méfiants et gardent plus de distance.
Il chasse les petits poissons par une accélération depuis l’arrêt, et il est attiré par les reflets, qui ressemblent à sa proie.
Il n’est pas agressif envers les plongeurs. La rare morsure est une erreur commise sur un objet qui brille en eau trouble, généralement une main qui tient un poisson luisant.
Les espèces qu’on prend pour celle-ci, et ce qui les distingue.
Sar commun
Diplodus sargus
Sargue
Diplodus vulgaris
Sar tambour
Diplodus cervinus
Loup (bar)
Dicentrarchus labrax
Sauf la taille légale, qui vient de l’arrêté cité en réglementation, cette fiche décrit la biologie générale de l’espèce et la pratique courante — pas des relevés effectués sur la côte marocaine. Les périodes de reproduction varient d’une façade à l’autre. Si vous connaissez mieux, corrigez-nous.
Biologie FishBase — Sphyraena viridensis · IUCN Red List — Sphyraena viridensis · DORIS (FFESSM) — barracuda · Barreiros et al. 2002, Journal of Fish Biology — reproduction and growth of S. viridensis in the Azores · relu le 14 septembre 2026